Pourquoi un relevé au scanner dynamique doit être accompagné d’un relevé statique ?

Scanner dynamique et scanner statique : une complémentarité indispensable

Les technologies de numérisation 3D ont considérablement évolué ces dernières années. Les scanners mobiles, également appelés scanners dynamiques, permettent aujourd’hui de capturer rapidement un bâtiment en se déplaçant simplement dans les espaces. Leur rapidité d’acquisition séduit de nombreux professionnels du bâtiment, de l’architecture et de l’industrie.

Pourtant, chez Archiscan, nous constatons régulièrement qu’un relevé réalisé uniquement avec un scanner dynamique ne répond pas toujours aux exigences de précision nécessaires à la production de plans ou de maquettes BIM fiables.

C’est pourquoi nous privilégions une approche combinant relevés dynamiques et relevés statiques afin de garantir à nos clients un niveau de qualité adapté à leurs projets.


Qu’est-ce qu’un scanner dynamique ? 


Un scanner dynamique est un système de capture 3D utilisé en mouvement. L'opérateur parcourt le bâtiment avec l'appareil à la main, sur un sac à dos ou monté sur un chariot. 

Le scanner enregistre en continu son environnement grâce à des technologies de type :
LiDAR ; 
SLAM (Simultaneous Localization and Mapping) ; 
Caméras de positionnement ; 
Centrales inertielles.  

Cette méthode présente plusieurs avantages :
Acquisition très rapide ; 
Couverture efficace de grandes surfaces ; 
Réduction du temps passé sur site ; 
Accès facilité aux bâtiments complexes.  

Pour des projets nécessitant une simple visualisation ou une documentation générale, cette solution peut parfois suffire. 

Les limites du scanner dynamique


Malgré ses performances, le scanner dynamique présente certaines limites techniques qu'il est important de connaître.

Une précision dépendante du recalage en temps réel 

Le fonctionnement du scanner dynamique repose sur des algorithmes qui calculent en permanence sa position dans l'espace. 

Au fur et à mesure du déplacement, de petites erreurs peuvent s'accumuler. Ce phénomène, appelé dérive, devient particulièrement visible :
dans les longs couloirs ; 
dans les bâtiments présentant peu de repères géométriques ; 
dans les grands volumes industriels ; 
lors de parcours complexes comportant plusieurs niveaux.  

Quelques millimètres d'erreur peuvent rapidement devenir plusieurs centimètres sur un bâtiment entier. 

 

Des zones plus sensibles aux erreurs

Certaines configurations sont particulièrement difficiles à traiter :
Escaliers ; 
Espaces étroits ; 
Locaux techniques ; 
Grandes façades ; 
Charpentes ; 
Zones avec peu de détails architecturaux.  

Ces zones peuvent présenter des déformations ou des imprécisions qui compliqueront ensuite la modélisation. 

Le rôle du scanner statique


Le scanner statique fonctionne différemment. 

L'appareil est positionné sur un trépied et réalise des stations fixes successives. Chaque position produit une capture extrêmement précise de l'environnement. 

Les avantages sont nombreux :
Très haute précision ; 
Densité de points importante ; 
Géométrie fiable ; 
Contrôle rigoureux des dimensions.  

Cette méthode constitue aujourd'hui la référence pour les projets exigeant une précision métrique élevée. 

Pourquoi combiner les deux méthodes ?


L'association des deux technologies permet de bénéficier du meilleur de chacune en utilisant les cibles. 

Le dynamique pour la rapidité

Le scanner mobile permet :
de couvrir rapidement l'ensemble du bâtiment ; 
d'obtenir une vision globale du site ; 
de réduire le temps d'intervention.  

Le statique pour la précision

Les stations statiques servent à :
contrôler la qualité du relevé via des cibles ;  

Les relevés statiques deviennent ainsi des points de référence via les cibles permettant de vérifier et corriger les éventuelles dérives du relevé dynamique. 

Un exemple concret


Prenons le cas d'un bâtiment industriel de plusieurs milliers de mètres carrés. 

Avec un scanner dynamique, l'acquisition complète peut être réalisée en quelques heures seulement. Cependant, les longues circulations, les halls ouverts ou les structures métalliques peuvent générer des erreurs cumulées. 

En ajoutant des cibles stratégiquement réparties relevées avec les scanners, il devient possible de contrôler le nuage de points et de garantir une géométrie fiable pour la modélisation BIM ou la production des plans. 

La méthode Archiscan


Chez Archiscan, nous adaptons systématiquement la stratégie d'acquisition aux objectifs du projet. 

Le scanner dynamique constitue un excellent outil pour gagner en efficacité sur le terrain. Cependant, lorsque le niveau de précision attendu est élevé, nous complétons nos interventions par des acquisitions statiques ciblées. 

Cette approche nous permet de :
réduire les temps d'intervention ; 
optimiser les coûts de relevé ; 
sécuriser la qualité des données ; 
produire des plans et maquettes BIM fiables ; 
répondre aux exigences des architectes, bureaux d'études et maîtres d'ouvrage.  

Conclusion 


Le scanner dynamique est aujourd'hui un formidable outil de capture 3D. Rapide et performant, il permet de relever efficacement de grands bâtiments ou des sites complexes. 

Cependant, lorsqu'un projet nécessite des données précises et exploitables pour la conception, la réhabilitation ou le BIM, le relevé statique reste un complément essentiel. 

Plutôt que d'opposer ces deux technologies, il faut les considérer comme complémentaires. Leur association permet d'obtenir à la fois la rapidité d'acquisition du scanner dynamique et la précision du scanner statique : un équilibre indispensable pour garantir la fiabilité des livrables finaux.